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Stäglich Wilhelm - Le mythe d'Auschwitz


Auteur : Stäglich Wilhelm
Ouvrage : Le mythe d'Auschwitz Étude critique
Année : 1979

Lien de téléchargement : Staglich_Wilhelm_-_Le_mythe_d_Auschwitz.zip

«Auschwitz - c'était l'enfer !» Cette affirmation prêtée à un ancien détenu d'Auschwitz caractérise avec toute sa subjectivité les idées et les sentiments qui sont communément attachés de nos jours au nom d'Auschwitz. «Auschwitz» - par essence - signifie bien plus que la misère carcérale multipliée mille fois comme on a pu la trouver et comme on la trouve dans tous les camps de concentration qui ont existé et qui existent encore et pas seulement en Allemagne comme chacun le sait. «Auschwitz» - c'est par définition l'«assassinat de millions de juifs » venus de presque tous les pays d'Europe. Tout un chacun le «sait » et il devra à ce sujet n'émettre aucun doute ni même rien dire de contraire. Un comportement à ce point hérétique pourrait avoir en effet pour lui de graves conséquences pour sa vie. Car, selon la volonté des gouvernants, «Auschwitz » ne DOIT pas être considéré autrement. Mais c'est justement ce qui devrait donner à réfléchir. La vérité ne nécessite pas de contrainte pour être reconnue comme telle. Elle ne tire pas sa force de persuasion à partir de simples affirmations et de leur constante répétition. Ses fondements doivent être seulement établis, et être acceptables par le simple bon sens - et alors elle s'impose entièrement d'elle-même. Quoi de plus naturel que de faire apparaître les fondements de cette affirmation, selon laquelle Auschwitz aurait été le lieu du plus grand et du plus monstrueux assassinat de juifs de l'histoire de l'humanité? Presque tout le monde connaît l'affirmation transformée en tabou mais on ignore généralement sur quoi elle se fonde. J'ai pu moi-même le vérifier auprès des juges qui, il y a de cela quelques années, m'ont infligé une lourde «peine» à la suite de mon compte rendu de témoignages vécus concernant le camp d'Auschwitz, publié dans la revue Nation Europa (octobre 1973), parce que celui-ci ne respectait pas l'image d'Auschwitz répandue dans l'opinion. A cette époque, d'ailleurs, j'étais bien loin de mettre en doute la prétendue extermination des juifs. La réaction qui suivit m'ouvrit, il est vrai pour la première fois, les yeux sur la signification accordée au tabou «Auschwitz» par les puissances qui dictent depuis des décennies le destin de notre peuple. Cela éveilla en moi le besoin irrésistible de rechercher, indépendamment de mes propres expériences, les sources historiques contemporaines de l'affirmation qui fait d'Auschwitz un « camp d'extermination». Il est à remarquer d'abord que «Auschwitz », à l'encontre de toutes les représentations habituelles, n'était pas un simple camp sous direction centralisée. Il se composait d'un grand nombre de camps particuliers, d'importance différente, avec une indépendance dans l'organisation qui était très grande sur certains points. Le camp à proprement parler d'Auschwitz - le camp central, appelé également Auschwitz I - se situait à environ 2 km au sud-ouest de la petite ville d'Auschwitz en Haute-Silésie. Le point central de la prétendue extermination des juifs ne se serait pas situé ici, mais dans le camp de Birkenau, implanté à environ 3 km à l'ouest de la ville d'Auschwitz, connu aujourd'hui également sous le nom d'Auschwitz II. De plus, dans la région d'Auschwitz, il y avait toute une série d'autres camps, pour partie avec des fonctions spéciales, comme le camp de Rajsko destiné à des recherches en matière d'agriculture ou bien le camp de Monowitz voué à la production de caoutchouc synthétique («Buna»). Ils se trouvaient tous dans une dépendance plus ou moins lâche avec le camp central. On ne peut donc guère dire qu'«Auschwitz» était tout bonnement un «camp d'extermination », comme c'est fréquemment le cas. Il s'agissait essentiellement d'un réseau de camps de travail pour les usines de l'économie de guerre de la zone industrielle qui se situait à l'est de la Haute-Silésie. Le camp de Birkenau (Auschwitz II), point central de tout ce qui a été dit sur «l'extermination des juifs », servait avant tout au rassemblement de certains groupes de prisonniers - par exemple, les Gitans ou les femmes avec enfants - ainsi qu'à la réception des grands malades et des inaptes au travail, et en partie aussi comme camp de transit et au début également comme camp de prisonniers de guerre. C'est là qu'il y aurait eu depuis le printemps 1943 plusieurs crématoires - avec, dit-on, des « chambres à gaz» pour « l'extermination des juifs » - alors que le crématoire du camp central d'Auschwitz avait cessé de fonctionner en juillet 1943. La vocation du camp de Birkenau à servir de lieu d'extermination des juifs est l'objet essentiel de la présente recherche. Elle ne peut ni ne prétend donner une image parfaite d'«Auschwitz». Cela est déjà exclu par la limite de mes possibilités. Cet ouvrage n'a nullement la prétention d'être une oeuvre historique, au sens où l'entendait l'historien Ranke, qui montrerait «ce qui s'est réellement passé» à Auschwitz. Elle veut seulement exposer, contrôler et vérifier d'après des critères objectifs les preuves présentées en faveur de la prétendue «usine de mort d'Auschwitz ». L'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich ne m'a malheureusement pas accordé l'aide que je lui avais demandée. L'échange de lettres avec cet institut me semble cependant si instructif que je ne peux pas le dissimuler à mon lecteur (voy. Annexe I). De même je n'ai pu obtenir la moindre communication des dossiers judiciaires (voy. Annexes II et III). J'ai donc dû me fier à des comptes rendus de ces procès, dans la mesure où il y en avait. Je sais naturellement qu'«Auschwitz » n'est pas le seul camp à être impliqué dans la prétendue extermination des juifs. «Auschwitz» occupe pourtant dans ce contexte - qualitativement et quantitativement - une position si prédominante que c'est là où la thèse «d'une extermination planifiée des juifs » résiste ou s'écroule. C'est la raison principale des limites de ce travail. Il reste à faire remarquer que ce travail est celui non d'un historien mais d'un juriste s'intéressant à l'histoire contemporaine. Il va soi que j'ai respecté les principes scientifiques. Mon intention n'était pas de polémiquer mais de faire seulement une étude objective et d'en tirer des conclusions. Si en certains passages de ce travail une autre impression devait se dégager, que le lecteur s'interroge donc pour savoir si cela ne tient pas obligatoirement à la nature du sujet. Hambourg, décembre 1978, Wilhelm Stäglich, Docteur en droit. ...

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