
Auteur : Daluces Jean
Ouvrage : Le IIIe Reich Tome 1
Année : 1950
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Avant-propos. Une partie de nos erreurs vient du défaut de lumière, mais une plus grande encore des fausses lumières qu'on nous propose. Vauvenargues. Peu de sujets auxquels puisse s'appliquer mieux qu'à celui qui nous occupe ici la réflexion de Vauvenargues. Non seulement le lecteur français est, généralement, fort peu informé sur les problèmes allemands et spécialement sur ceux de l'Allemagne hitlérienne, mais ce peu est le plus souvent systématiquement partisan ou hostile. Je ne pense pas seulement, en écrivant cela, à la floraison de carnets secrets, documents sensationnels, etc., qui ont vu le jour depuis quelques années et qui sont à l'Histoire ce qu'est la caricature au portrait, mais aussi à toute cette littérature officielle ou officieuse qui porte, unanime, sur le Troisième Reich, sur Hitler et le national-socialisme des jugements sommaires et définitifs. En France, par exemple, il n'est pas un historien (ou se disant tel) qui ne reprenne à son compte - avec tout le courage qu'il faut pour enfoncer des portes ouvertes - les attendus du Tribunal de Nuremberg. Mais depuis quand l'Histoire est-elle un tribunal et l'historien un juge ? Passe encore pour nous qui ne saurions, à ce qu'on dit, être sans passions. Mais croit-on que le "jugement sévère de la postérité" dont parle Fichte ratifie celui de Nuremberg ? A-t-on oublié que l'Europe entière (la France comprise) n'a appelé Napoléon, de l8l4 à 1820, que "le tyran sanglant", "le monstre", etc. ? "L'Histoire vraie, note Hugo dans la préface du W. Shakespeare, manquera de complaisance." C'est vrai : mais s'il y a une complaisance dans l'éloge (qui est celle à laquelle je pense), il y a aussi une complaisance dans l'indignation. J'ai cherché avant tout à ne céder ni à l'une ni à l'autre. A ne pas être la dupe, consciemment ou non, de mots, de sentiments ou d'attitudes dans le goût du temps. Ce goût du temps et le déchaînement des passions étant ce qu'ils sont, il est hors de doute que la loyauté à laquelle je me suis efforcé va me mettre en posture d'apparaître comme un défenseur honteux de l'Allemagne ou du national-socialisme. J'en accepte le risque. Si cela devait être, a-t-on oublié qu'il n'est pire criminel auquel on n'accorde un défenseur, qu'il n'est pas forcément l'avocat du diable ? Mais cela n'est pas. "L'historien, écrit noblement Bayle, doit oublier qu'il est d'un certain pays, qu'il a été élevé dans une certaine communion... Si on lui demande : d'où êtes-vous ? il faut qu'il réponde : je ne suis ni Français, ni Allemand, ni Anglais, ni Espagnol, je suis un habitant du monde." Cette pensée m'a guidée ici. ...
Valois Georges - La Révolution nationale
Auteur : Valois Georges Ouvrage : La Révolution nationale Année : 1924 Lien de téléchargement :...

