Auteur : Gorse Léonard
Ouvrage : Le fond de la question juive La Terre ou l'argent qui l'emportera ?
Année : 1888

Lien de téléchargement : Gorse_Leonard_-_Le_fond_de_la_question_juive_La_Terre_ou_l_argent.zip

En 1865 le mécanisme économique de l'état social, organisé et exploité par le libéralisme révolutionnaire, tenait encore tête à l'orage soulevé contre lui depuis plus de trente ans. L'agriculture, le commerce, l'industrie se maintenaient en soutenant les luttes imposées par la libre-pensée du libre-échange. Les opérations financières, ce qu'on appelait les affaires étaient surtout en grande voie de prospérité. Un gros financier juif disait à un de nos amis qui parlait de l'agriculture: L'agriculture, ce n'est rien, ça ne donne rien, à peine 2%. L'argent seul est productif, la terre n'a pas de valeur et bientôt elle n'en aura aucune. Comme couronnement de cette prospérité des affaires d'argent, un projet de loi fut soumis à la Chambre en 1865 pour abroger la loi de 1807 sur l'usure. C'est contre ce projet de loi, qui ne fut pas discuté en 1865 mais qui a été repris en 1885 et voté à moitié pour accorder la liberté de l'usure en matière commerciale, que je publiai la brochure qui forme la première partie de ce livre. Dans cette brochure je signalais les périls de l'impulsion donnée aux affaires d'argent, et je ramenais la question aux vrais principes d'une sage et intelligente économie politique chrétienne. Depuis 1865 nous avons marché, et on peut dire que le train des affaires a été lancé à toute vitesse. De ce mouvement a jailli la lumière qui met en évidence les périls que j'avais signalés, et qui apparaissent maintenant avec leurs formidables dangers. L'agriculture se meurt si elle n'est déjà morte, et ce grand moteur de tout ordre matériel brisé, tout s'arrête, tout s'éteint. Plus d'industrie, ni de commerce possible ; plus d'affaires, même d'argent, qui vont toutes s'engloutir dans les immenses cracks de la banqueroute. La question que je posais en r865 se retrouve donc la même en 1887; je dis la même quant aux principes qui ne changent pas, mais elle s'est posée sur le terrain des faits avec le caractère alarmant que nous lui voyons, et c'est sur ce terrain qu'il fallait l'étudier. Nous avons donc cru faire œuvre utile en complétant le tableau de cette situation. ...